
En son siècle Arcabas, le Grand Peintre de la Création
Tournée de concerts « Les Couleurs d’Arcabas » à l’occasion de son Centenaire
“Les couleurs sont le plus beau don de Dieu, pour moi, peintre. Elles me ravissent. Elles m’immergent dans un monde de questions, et elles m’imposent un grand respect”.
Arcabas
Centenaire de la naissance d’Arcabas: 26 décembre 2026 – 26 décembre 2027
C’est le jour suivant la Nativité qu’est né Jean-Marie Pirot (1926-2018), en art Arcabas. Le Centenaire de sa naissance est l’occasion de rendre hommage, tout d’abord, à son extraordinaire personne, puis à son œuvre artistique, immense, et enfin, au témoignage qu’il a donné, dans la profondeur limpide et sans compromis de sa foi chrétienne.
Le rencontrer personnellement, lui et son épouse Jacqueline (l’autre moitié de lui-même), étant de manière évidente et de son vivant déjà, une figure artistique majeure et rare de notre temps, était chaque fois aussi une expérience humaine vivifiante: C’était une rencontre d’âme à âme. Arcabas savait donner une place à toute personne, à toute chose, à toute parole échangée. Il disait : « La guerre m’a fait acquérir (..) une charité profonde pour l’humanité tout entière. La charité, ça veut dire l’amour de l’homme. L’homme m’intéresse personnellement. » Porter son regard sur les œuvres d’Arcabas, c’est aussi rencontrer cette âme qui s’est prêtée avec humilité à refléter l’Amour de Dieu.
L’art d’Arcabas a quelque chose d’une Nativité permanente : Il a une pureté originelle, et ne supporte d’ailleurs pas beaucoup de paroles. Ses œuvres parlent d’elles-mêmes ; Les commenter est superflu. Elles sont d’une force désarmante, directes, lumineuses, somptueusement simples dans leur composition parfaite. Elles ont reçu le don d’attirer ceux dont le regard les croise dans la transcendance, de leur donner la double vision, maintes fois par lui représentée. On ne ressort pas indemne de ses tableaux ; Ils laissent leur trace en nous.
Ainsi, à l’occasion du Centenaire, c’est autour des oeuvres d’Arcabas, avec l’invitation à se rendre dans des sanctuaires qui leur servent d’écrin, que l’Association des Amis de l’Oeuvre d’Arcabas et la Fondation Laus Plena, en collaboration avec les diocèses et communautés locales impliquées, promeuvent en France et en Suisse une tournée de concerts intitulée « Les Couleurs d’Arcabas » proposant des musiques pour orgue et saxophone.
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« Les Couleurs d’Arcabas » est une œuvre musicale créée en hommage à Arcabas à l’occasion de son Centenaire par le musicien et compositeur italien Armando Pierucci, ofm, organiste de la Basilique du Saint Sépulcre à Jérusalem pendant 26 ans et fondateur d’un conservatoire de musique dans la Ville Sainte, l’Institut Magnificat – désormais rattaché au Conservatoire de Vicenza (I). Cette composition donne son nom à la tournée et aux concerts.
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Le 21 janvier 2012, alors que le père Armando Pierucci compose une oeuvre magistrale, la « Symphonie Eucharistique », inspirée de douze chants des Eglises présentes à Jérusalem (destinée à être jouée pour la première fois dans le jardin du Gethsemani devant tous les chefs d’Eglises catholiques, orthodoxes et réformés de la Ville Sainte et leurs communautés), il rend visite à Arcabas en sa « magnifique demeure », où il habite avec sa « très noble dame » Jacqueline. Le Maestro s’émerveille devant les tableaux du Maître. C’est la rencontre de deux artistes irrésistiblement inspirés par le sacré de notre temps. Tous les deux expriment dans leurs œuvres leur « passion pour la beauté de la Création », l’un par « la lumière, les couleurs », l’autre par sa musique « illuminée d’espérance». Ils se confient réciproquement qu’ils ne savent pas comment leurs œuvres naissent, et qu’ils s’étonnent toujours d’en être les auteurs. Ils savent tout deux que la Grâce fait ce qu’elle veut. Arcabas est l’aîné, et le père lève vers lui un regard d’élève, de petit frère. Il lui confie une peine : « Au moins, vous pouvez voir les œuvres auxquelles vous travaillez ; Moi je n’ai qu’une partition. Je dois encore trouver quelqu’un qui veuille bien la jouer pour les entendre ». La vocation et la vie monastique l’ont tout entier modelé par la prière et l’eucharistie fidèle et quotidienne. Il a traversé les remous internes de l’Eglise dans les années soixante-huitardes, souffrant des superficialités qui se sont manifestées. Il est frappé du fait qu’Arcabas est « un croyant serein, imperméable aux vents des pensées qui changent ».
Depuis ce jour, Arcabas restera toujours présent dans le travail de Armando Pierucci : C’est une Visitation d’Arcabas qu’il choisit pour représenter l’Institut Magnificat et en offrir des reproductions aux bienfaiteurs ; Son « Outrage à Jésus Roi » fait la couverture du CD de sa composition « Via Crucis - De Profundis » ; Une des Annonciations du peintre fait la couverture de la partition des « Six Variations pour orgue sur le « Regina Coeli laetare » composé pour les offices des semaines suivant Pâques au Saint Sépulcre ; Sa toile « Jérusalem, Jérusalem », céleste et terrestre, est en couverture du CD « Hic Conflixere », qui documente les offices des vêpres de la Semaine Sainte au Saint Sépulcre approuvés par le Saint Siège. Le père les a reconstitué musicalement selon l’ordre des liturgies des premiers siècles indiqué par le liturgiste de la Custodie de Terre Sainte - avec aussi quelques compositions favorisant le chant de l’Assemblée. De leur côté, Jacqueline et Arcabas écouteront avec joie les oeuvres de Armando Pierucci et les trouveront « très belles ».
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Dans la partition des « Couleurs d’Arcabas », Armando Pierucci saisit l'éclat des couleurs grâce aux sonorités chatoyantes que peuvent produire l’orgue et le saxophone. Il évoque le « sacré » de l'art d'Arcabas, reliant chaque couleur à une mélodie, issue des chants grégoriens et des chants populaires. Il s’agit de quatre antiennes mariales, composées en France au XIème siècle en ce qui concerne le texte, au XVIIème siècle en ce qui concerne la mélodie: « Alma Redemptoris Mater », « Ave Regina caelorum », « Regina caeli laetare », « Salve Regina ». Il y ajoute la mélodie populaire française « J’irai la voir un jour ».
Les blancs sont illuminés par le souvenir de Marie (« Alma Redemptoris Mater ») qui, dans la stupéfaction de toute la Création, a donné naissance au Rédempteur.
Les bleus extraordinaires d'Arcabas s'attendrissent au souvenir de la Reine des Anges, la Porte de la Lumière.
Les rouges deviennent incandescents pour le Ressuscité qui embrasse sa Mère après la tempête du Vendredi Saint.
Le Vert prend un rythme de danse, qui soutient le pas de l’Espérance en chemin vers le ciel.
L’Or chante « Salve Regina », l’implorant de tourner vers nous son regard miséricordieux.
La conclusion est un « Alleluia » choral qui donne voix à la joie de l’Esprit, évoquée par les couleurs d’Arcabas.
Le dialogue entre l’orgue et le saxophone évoquent aussi la rencontre entre les deux artistes.
Jean-Marie Pirot dit Arcabas
est né en 1926 en Lorraine (France). Diplômé de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, il est l’auteur d’une œuvre considérable, en peinture surtout, mais aussi dans bien d’autres formes d’art, gravure, sculpture, mosaïque, vitrail, murs de verre, décors et costumes de théâtre. De 1950 à 1969, Professeur titulaire, chef d'atelier à l'École des Beaux-Arts de Grenoble, il expose à la première Biennale de Paris en 1959.
À partir de 1953, il se fait connaître à travers une œuvre monumentale réalisée en plusieurs étapes pendant plus de 30 ans : l'Ensemble d'art sacré contemporain de l'église Saint-Hugues-de-Chartreuse en Isère (111 œuvres), objet d’une donation par l’artiste au département en 1984, devenu en 2019 Musée Arcabas en Chartreuse.
De 1969 à 1972, il est « artiste invité » par le Conseil national des arts du Canada. Professeur titulaire à l’université d’Ottawa, il crée et dirige « l'atelier collectif expérimental ». C’est à cette période que Jean-Marie Pirot devient Arcabas. De retour en France, il fonde un atelier d’arts plastiques, « L’Éloge de la Main » à l'Université des Sciences sociales de Grenoble. Il reçoit régulièrement des commandes de l’État, de collectivités publiques ou de communautés religieuses françaises ou étrangères (peintures murales, vitraux, mobiliers liturgiques), notamment pour la Préfecture de Grenoble, l’Institut d’études politiques de Grenoble, l'église Notre-Dame-des-Neiges de l'Alpe d'Huez, l’Abbaye de Tamié, la chapelle Saint Quentin où est inhumé Robert Schuman à Scy-Chazelles, la Basilique de la Salette, l’église de Torre de Roveri à Bergame (Italie), les cathédrales de Rennes et Saint-Malo en collaboration avec le sculpteur Etienne, etc. Son œuvre est présente dans de nombreuses collections à l’étranger, Francfort, Berlin, Ottawa, Montréal, au Vatican, au Panamá, au Japon, au Mexique, aux États-Unis, en Italie et en Belgique, où figurent de grands ensembles.
Dans le domaine de l’art sacré monumental, Arcabas a réalisé plusieurs grands polyptyques : L’Hommage à Bernanos (5,50 m, Couvent des Jacobins de Toulouse) ; La Petite Suite Noir et Or (11 m, collection particulière) ; Les Pèlerins d’Emmaüs (5,50 m, Chapelle de la Résurrection à Bergame) ; l’Enfance du Christ (11,16 m, Palais archiépiscopal de Bruxelles-Malines) ; Passion-Résurrection (19 m, Centre de pèlerinage de Montaigu en Belgique).
Jusqu'à sa disparition en août 2018, il se consacre dans son atelier à la peinture de chevalet et aux commandes monumentales qui ne cessent de lui être soumises, telles que l’un des plus grands ensembles de vitraux des cinquante dernières années à la Basilique du Sacré-Cœur de Grenoble, les vitraux pour une chapelle à Monaco, etc.
Les funérailles d’Arcabas ont lieu le 28 août 2018 en l’église Saint-Hugues de Chartreuse. Avec son épouse Jacqueline, ils sont inhumés selon leur souhait, au cœur de ce paradis. Si Arcabas est surtout connu pour ses œuvres d’inspiration biblique, n’oublions pas qu’il n’a jamais cessé de représenter le monde et ses égarements, la nature et ses créatures ainsi que ses semblables, en quête permanente de toute beauté.
Armando Pierucci
ofm, est un père franciscain, né à Maiolati Spontini dans les Marches (Italie) en 1935. Diplômé en chant grégorien, piano, musique chorale et orgue, il a enseigné l'orgue et la composition pour orgue entre autres au Conservatoire de musique « G. Rossini » de Pesaro, en qualité de titulaire de chaire. Pendant 26 ans, il a assuré le service d'orgue au Saint-Sépulcre de Jérusalem. Dans la Ville Sainte, il a ouvert l'Institut Magnificat, une école de musique ouverte aux étudiants et professeurs israéliens et palestiniens, juifs, chrétiens et musulmans. Le gouvernement italien a accordé une reconnaissance légale à l’Institut, qui fait maintenant partie du Conservatoire « A. Pedrollo » de Vicenza (Italie).
Depuis son plus jeune âge, il est un compositeur particulièrement prolifique, avec plusieurs centaines d'œuvres musicales à son actif, notamment dans le domaine de la musique liturgique et sacrée (mais pas seulement), parmi lesquelles plus de 26 messes, des centaines d'œuvres chorales et des compositions pour orgue et piano et autres instruments (flûte, hautbois, cordes, cuivres, flûte à bec, accordéon, trompette, saxophone, etc.). Parmi ses nombreuses compositions chorales: « Via Crucis – De Profundis » ; « La Terra dei Fioretti » ; « Symphonie eucharistique », « Symphonie mariale », « Symphonie syriaque »; les oratoires « Saint Michel » et « Mattutino ». Depuis toujours, il cherche à mettre au chœur des célébrations le chant de l’Assemblée, et a proposé des compositions innovatives qui la rendent protagoniste ("Organo Concelebrante" (2017) et "Il Coro incontra l'Assemblea" (2025)). Il a aussi arrangé des milliers de mélodies issues du patrimoine musical liturgique et folklorique traditionnel occidental et oriental, et écrit plusieurs ouvrages didactiques musicaux.
Le père Armando Pierucci a été profondément marqué par les traditions musicales sacrées des Églises orientales, avec lesquelles il a vécu au quotidien pendant 26 ans à Jérusalem. Reconnaissant leur grandeur spirituelle et musicale, il s'en est inspiré pour nombre de ses compositions. Dans le cadre du processus de renouveau post-conciliaire, en collaboration avec le liturgiste de la Custodie de Terre Sainte, le Père Enrique Bermejo, il a entièrement revu, d'un point de vue musical, toutes les liturgies pratiquées par l'Église catholique romaine en Terre Sainte pour le service des Sanctuaires. Il a notamment réécrit les mélodies de l'Officium et Missae Hebdomadae Sanctae au Saint-Sépulcre, officiellement approuvées par le Saint-Siège en 2011. Il est également l'auteur de plusieurs œuvres littéraires publiées. En 2015, il a créé une Fondation dédiée à la collecte, à l'interprétation et à la transmission du patrimoine musical sacré de toutes les Églises chrétiennes.
CONCERTS
Les Couleurs d’Arcabas
Musiques pour Saxophone et Orgue de Armando Pierucci
Saxophone: Roberto Todini - Orgue: Nunzio Randazzo
PROGRAMME
12 avril 2026 - 17h Oltingue (Alsace), Eglise Saint Martin
14 avril 2026 - 20h Grenoble, Basilique Saint Joseph
16 avril 2026 - 19h30 Collex-Bossy (Genève, Suisse), Eglise Saint Clément
5 juillet 2026 - 18h15 Alpe d’Huez, Eglise de Notre-Dame des Neiges
17 septembre 2026 - 20h Paris, Eglise Saint Ignace
19 septembre 2026 - 16h30 Saint-Malo (Bretagne), Cathédrale de Saint Vincent
22 septembre 2026 - 20h Saint Brieuc (Bretagne), Chapelle de la maison Saint-Yves
25 septembre 2026 – 20h Lyon, Basilique de Saint Bonaventure
Les Interprêtes
Nunzio Randazzo est né à Pesaro (Italie). Il est diplômé en orgue et en composition pour orgue avec d'Armando Pierucci auprès du Conservatoire de musique « G. Rossini » de Pesaro, où il avait débuté ses études avec Claudia Termini et Gianfranco Maselli. Il est titulaire d'une licence de philosophie de l'Université d'Urbino.
Il s’est produit en soliste, en duo et comme accompagnateur d'orchestre et de chœurs en Italie, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Israël.
Il a suivi des cours d'interprétation à l'orgue dispensés par L.F. Tagliavini pour la musique italienne ancienne, par H. Vogel, T. Koopman et M. Radulescu pour le répertoire pré-Bach et de Bach, et par M. Torrent pour la musique espagnole de la Renaissance et baroque.
Il enseigne activement et a publié des manuels. Il a créé des œuvres d'Armando Pierucci, Tonino Tesei et Francesco Tomassini. Il a enregistré de nombreux CD d'œuvres de compositeurs baroques et contemporains. Il a été membre de la Commission d'élaboration des classements nationaux, représentant la discipline de la théorie de l'harmonie et de l'analyse. Il est le fondateur et le directeur artistique du Centre d'initiatives culturelles San Giovanni Battista de Pesaro, qui promeut et diffuse la musique sacrée.
Il est titulaire de la chaire de théorie de l'harmonie et d'analyse au Conservatoire de musique « G. Rossini » de Pesaro
Roberto Todini a débuté ses études avec le Maestro Vincenzo Paoletti, puis au Conservatoire Morlacchi de Pérouse avec le Maestro Alfio Galigani. Il a poursuivi sa formation jusqu'à l'obtention de son diplôme auprès des Maestri Federico Mondelci et Massimo Mazzoni, avec lesquels il a exploré une approche différente du jeu instrumental, le style de l'école française.
Il a suivi des cours avec Jean Marie Londeix et, dès lors, a entamé une exploration personnelle du son et de l'interprétation. Il a rencontré le Maestro Eugène Rousseau, avec lequel il a joué. Il a bénéficié de son précieux enseignement. Il est honoré de figurer parmi les artistes internationaux référencés sur le site web du Maestro Eugène Rousseau.
Il a collaboré avec des orchestres d'opéra et symphoniques italiens et étrangers, enregistré pour la RAI et d'autres radios privées, et publié des disques vinyles et des CD pour différents labels.
Auteur de nombreuses compositions musicales, parallèlement à son activité de concertiste, il enseigne avec passion le saxophone au Conservatoire « Francesco Morlacchi » de Pérouse (Italie).
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